«Le Baiser de l’Hôtel de Ville» est une photographie célèbre prise en 1950 par le photographe français Robert Doisneau. Elle montre un jeune couple s’embrassant au milieu d’une rue animée de Paris, près de l’Hôtel de Ville.

L’image capture un homme et une femme s’embrassant avec passion, entourés de passants qui vaquent à leurs occupations sans leur prêter attention. Ce contraste entre l’intimité du baiser et l’agitation urbaine environnante est une grande partie de ce qui rend l’image si charmante — elle évoque une vision romantique et intemporelle du Paris de l’après-guerre.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, cette photo n’a pas été prise sur le vif. Doisneau avait engagé deux jeunes acteurs, Jacques Carteaud et Françoise Bornet, pour poser pour une série de photos destinées au magazine Life, qui souhaitait des images romantiques de Paris. Ce fait n’a été révélé publiquement que des décennies plus tard, dans les années 1990, lors d’un procès : un couple prétendait être les véritables sujets de la photo et réclamait des droits d’image. Doisneau a alors dû révéler que la scène était en réalité posée, ce qui a mis fin à la controverse.

Malgré cette révélation, la photo reste l’une des images les plus emblématiques et les plus reproduites de Paris et de l’amour romantique en général — on la retrouve sur d’innombrables affiches, cartes postales et produits dérivés à travers le monde. Elle continue d’incarner l’image romantique de Paris comme « ville de l’amour », même en sachant qu’elle a été mise en scène plutôt que capturée spontanément.

En 1950, la revista LIFE pidió al fotógrafo francés Robert Doisneau imágenes ilustrativas de la capital francesa posguerra, así nació Le baiser de l’Hôtel de Ville o El beso del ayuntamiento, un ícono de la fotografía del siglo XX y símbolo del romanticismo parisino

En 1983, Doisneau dijo a su biógrafo todo lo que recordaba de la célebre instantánea: “No es fea, pero se nota que es fruto de una puesta en escena, que se besan para mi cámara”. Esas palabras tal vez adelantaban el final y la verdadera historia de la imagen, porque Doisneau era conocido en el mundo de la fotografía como un experto de la “imagen robada a la realidad”.